• Voici un livre qui traite de trucs et astuces afin de bien bricoler sa plomberie. Co-écrit par David Fedullo, Thierry Gallauziaux, plombier à Perpignan , "La plomberie en PER, PVC et multicouche" est un vade-mecum très utile aux bricoleurs.  Pour exemple, les toilettes bouchées :

     

    Plomberie : le cas épineux des toilettes bouchées

    Pas de panique ! Ce problème tout le monde le connaît… Et il y a des solutions simples pour le régler. Dans un premier temps,  pour déboucher des toilettes encombrées ou bouchées, il faut commencer par verser un seau d’eau chaude dans la cuvette. Vérifiez si l’eau s’est légèrement abaissée. Si c’est le cas c’est que la méthode fonctionne. Autre option, la célèbre ventouse. Placez la dans le fond des toilettes, appuyez puis relâchez pour créer un appel d’air qui débouchera la canalisation. Cette technique marche généralement très bien !

    Reste le déboucheur à pompe qui se compose d’un bol en caoutchouc, d’un piston ou d’une poignée ainsi que d’un tuyau en plastique. Pour l’utiliser il faut boucher le trou des toilettes avec le bol en caoutchouc avec le même principe que pour la ventouse. Après il suffit d’appuyer sur le piston et d’effectuer plusieurs mouvements de va-et-vient sur la poignée. Le résultat est souvent immédiat !

    Vous pouvez aussi utiliser un furet. Cette technique est très efficace pour atteindre le bouchon. Il faut  introduire progressivement le furet dans les canalisations. Dès que cela commence à bloquer, c’est que le bouchon a été atteint !  Il faut ensuite activer la manivelle afin de casser et de dissoudre complètement le bouchon. Le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude peuvent s’avérer être de très bons alliés. Ils provoquent des réactions chimiques qui peuvent désobstruer vos canalisations. Laissez agir plusieurs minutes avant de tirer la chasse d’eau.

     

    Un livre très pratique pour tout apprenti Plombier

     

    La plomberie en PER, PVC et multicouche,  David Fedullo, Thierry Gallauziaux, Eyrolles, 2014


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    Peu de texte, mais un mouvement fou, aérien, des alliances de chair et de muscles qui impriment la force et la grâce des danseurs comme le talent de leurs chorégraphes. Cette monographie consacrée à Dominique Hervieu et José Montalvo tient ses promesses. Elle reprend quelques-unes des créations les plus illustres et les plus inventives du duo dans un kaléidoscope d’images colorées, de sauts suspendus et d’ondulations harmonieuses.


    Si le choix des clichés fait la part belle à l’insertion des codes hip-hop dans une écriture chorégraphique à la fois classique et multiculturelle, il ne manque pas de convoquer tous les outils techniques dont  Montalvo et Hervieu nourrissent leurs créations. Effets d’optique, projections vidéo, décors grandioses concourent à renforcer l’impression d’assister à un ballet baroque sans cesse réinventé et reposant sur un mariage complexe où le théâtre, les beaux-arts et la danse interagissent pour bousculer les conventions. Brefs mais relativement complets, les textes de Benito Pelegrin et Louis-José Lestocart introduisent efficacement à cet univers bariolé, énergique et ouvert.

    L’essai de Rosita Boisseau et le portfolio "intime" du tandem finissent de percer l’art et la science des nouveaux dirigeants du Théâtre national de Chaillot. Un voyage dans un pays de géants à prolonger sur les fauteuils de la salle Jean Vilar.

     

     

    Montalvo Hervieu, de Rosita Boisseau, Louis-José Lestocart et Benito Pelegrin

    Editeur : Textuel
    Publication :9/1/2009



     

     


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    Ce livre a été écrit en 1924 pour attirer l'attention sur l'inhumanité des bagnes militaires.

     

    Dante, en effet, n'avait vu qu'un enfer supportable. Les hommes savent faire mieux que le diable. Est-ce par ce que Dieu les a conçus à son image ? La suite du siècle ne sera pas mal non plus...

     

    Il faut mesurer le courage de Londres au fait que n'existait pas à son époque la popularité du concept des 'droits de l'homme'. Il s'attaquait avec beaucoup de doigté, mais implacable dans son accusation, à une institution puissante, l'armée, qui venait de "gagner" la guerre. Il a fait là un journalisme qui attire le plus profond respect, utile, digne, sans racolage humanitaire ou sentimental.

     

    C'est aussi un virtuose de la phrase courte, incisive. Un style exemplaire.

     


     

     

    Dante n'avait rien vu, d'Albert Londres,Éditions Arléa-Poche 32 (1997)

     


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    Si on en croit leur âge, ils sont adultes, du moins selon l’acception originelle du terme, mais la réalité est tout autre ; ce sont des adultes factices dont l’unique credo est qu’ils «  ne veulent plus vieillir et mourir comme leurs parents ». On les désigne par un néologisme : les « adulescents », mi-adultes, mi-adolescents, ils veulent conserver de cette brève période de la vie qu’est l’adolescence, à la fois l’apparence physique mais aussi la liberté de n’avoir pas à choisir, d’être inconstant, versatile et égoïste.

     

    « En France, un adulte sur trois a plus de soixante ans. La population n’a jamais été aussi massivement vieille, mais chacun essaie de se conformer à un mode de vie "jeune". Le jeunisme pourrait être le meilleur signe de reconnaissance des sociétés vieillissantes. Être jeune, c’est forcément être heureux. » Tel est le constat de Marie Giral qui, dans son livre, décrit en deux parties, Sens dessus dessous et L’insoutenable légèreté du paraître, une enquête complète sur ces nouveaux comportements. Son étude retrace de manière rigoureuse, mais toujours très drôle, ce véritable phénomène de société.

     

    Qui n’a pas téléchargé, au bureau sur son ordinateur, un mp3 du générique des dessins-animés de sa jeunesse, Goldorak ou Capitaine Flam ? Les ventes des produits « d’avant » - sucettes Chupa-chups ou Pierrot-Gourmand, Banania, confitures Bonne Maman ou Carambar - s’envolent. Les soirées Gloubi-Boulga, du nom du plat préféré de Casimir, sont des succès. Les vieilles icônes des années 1980 remontent sur scène pour chanter des versions remixes de « Bécassine, c’est ma cousine ». Les bobos dans le métro parisien lisent Harry Potter, livre pourtant destiné aux moins de 15 ans. Le kitsch fait un tabac - on s’arrache les horreurs des années 1970 (boules à neige et nains de jardin). Nous sommes à la recherche d’une inaccessible madeleine fantasmée, d’une quête improbable du Graal de notre jeunesse.

     

    Mais que s’est-il passé pour que nous, les jeunes trentenaires, en soyons réduits à ce pathétique retour vers le passé ? Phénomène de régression ? Système de défense pour se préserver des difficultés ? Une explication serait que nous avons connu pendant notre enfance une période sociale génératrice d’angoisse, le chômage de nos aînés, un monde instable et profondément inquiétant. Des études longues et le prolongement de la vie chez les parents pour retarder au maximum l’entrée dans la vie « d’adulte » sont maintenant la norme. Les adulescents «  éprouvent le désir de retrouver cette enfance sans souci qu’ils n’ont pas eue. »

     

    Qu’y-a-t-il dans cette période, l’adolescence, pourtant honnie au moment où nous la vivions, qui nous fascine à jamais ? « La maladie de l’adolescence est de ne pas savoir ce que l’on veut et de le vouloir cependant à tout prix. » nous dit Philippe Sollers. Mais surtout, c’est la période pendant laquelle on pense que l’on a l’éternité devant soi et que tout est possible.

     

    Cette nouvelle addiction pour le jeunisme est révélatrice du syndrome de Dorian Gray ; on ne doit plus vieillir, tomber malade et, ultime déchéance, mourir. Il n’y a plus qu’une seule alternative : être jeune ou vieux-jeune.

     

    Décidément, je ne comprends toujours pas pourquoi on m’a offert ce livre à Noël dernier.

     

    Marie Giral, Les adulescents, Le Pré aux Clercs, 2002, 276 p.

     

     

     

     

     


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    Non-croyante mais fascinée par le christianisme et plus précisément par le pouvoir et les conséquences de cette religion sur le monde actuel, Julia Kristeva repense, jusqu’à son fondement même, le besoin de croire qui anime l’être humain. Quête d’Idéal, malaise identitaire...

    Elle dissèque avec minutie les différents troubles psychiques qui mènent à la dévotion du sacré. Mais il ne s’agit pas ici uniquement de croyance religieuse. Son étude met en parallèle la psychanalyse, la relation analysé-analysant avec le “réconfort” que recherchent ceux qui se tournent vers la religion. Avec un souci étymologique constant, ce recueil d’entretiens consacre également une analyse particulièrement intéressante sur le besoin de croire ‘pré-religieux’, qui a traversé toutes les civilisations naissantes. Malgré certains épanchements érudits, le caractère extrêmement moderne de sa réflexion domine son analyse, grâce, notamment, aux exemples concrets qu’elle choisit pour l’appuyer : des faits de société récents, comme les émeutes des banlieues, le fanatisme religieux ou encore le scandale des mères infanticides.

    Quelques passages de son discours paraissent parfois ambigus pour une non-croyante, mais tous soulèvent des questions véritablement passionnantes, et offrent une matière considérable aux débats politiques, sociaux et religieux qui secouent plus que jamais notre société.

    Cet incroyable besoin de croire de Julia Kristeva

     

    Editeur : Bayard
    Publication :20/9/2007

     

     


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